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Le Portrait de Célestine Hitiura Vaite (suite) :
La romancière tahitienne Célestine Hitiura Vaite, traduite dans le monde entier, est la
première à avoir accepté de jouer le jeu. Elle participera durant les deux prochaines
années à des manifestations organisées pour la promotion des perles de Tahiti et
son image servira de fil conducteur à différentes campagnes. Les vedettes des
magazines laissent place ici à une jeune femme polynésienne qui décrit si bien les
joies et les peines vécues en famille qu´elle en a obtenu une surprenante renommée
internationale. Une autre perle née à Tahiti.
Rien, sinon le plaisir des histoires souriantes et pleines de philosophie que se
racontent les femmes à la maison, entre lessive et cuisine, ne prédestinait Célestine
à devenir romancière. Elle grandit à Faa´a, près de Papeete, où sa mère, femme de
ménage, élève seule ses quatre enfants. Sa rencontre avec un surfer australien va
bouleverser sa vie. Célestine le suit en Australie. Devenue mère de famille à son
tour, elle soigne le mal du pays en écrivant des petites histoires polynésiennes.
L´éditeur francophone d´un magazine littéraire, emballé par son écriture simple et
pétillante, l´humour et la sagesse qui baignent ses récits, la pousse à écrire un
véritable roman et ce sera « L´arbre à pain » . Succès immédiat dans les
bibliothèques universitaires d´Australie et de Nouvelle-Zélande. L´ouvrage est bientôt
traduit en anglais et « Breadfruit » se retrouve édité dans les grands pays anglosaxons
mais aussi en allemand, en néerlandais et en brésilien.
Le deuxième roman « Frangipanier » devient à son tour un best-seller, et le troisième
paru cette année « Tiare » est promis au même avenir. Célestine Hitiura Vaite est
aujourd´hui sous contrat avec douze éditeurs en Europe, aux Amériques et en
Australie. Elle a décidé de créer une fondation contre l´illettrisme et les revenus de
son association avec le Gie Perles de Tahiti viendront la financer.
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